Où l'on découvre la vraie vie authentique de Varduhi, sans aucune exagération ni mensonge

Varduhi Yeritsyan (photo Bernard Haas)
De l'interprétation de mes rêves
Avertissement à l'innocent lecteur, qu'il soit ou non toréador.

Un jour que je lisais la biographie officielle de Varduhi, je m’endormis, assommé par l’accumulation de ses formations, titres, diplômes, master classes, concerts, festivals, tournées, triomphes.
S’ensuivit une douce rêverie, où se mêlèrent des bribes de lecture et l’exquise mélancolie de la Danse d'Aïshé de Khatchatourian (jouée par Varduhi, évidemment, et son amie Saténik Khourdoïan).
La biographie qui suit est la traduction de ce rêve, elle ne peut donc être d’aucune utilité pour un document d’Etat Civil ni pour un interrogatoire de police.
Si vous voulez des renseignements précis et rigoureux sur la citoyenne Varduhi Yeritsyan, pianiste de son état, téléchargez plutôt la biographie officielle de Varduhi ou consultez l’encyclopédie libre Wikipédia.

Philippe Banquet
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Drapeau Arménien
Ses origines
Hmm ! Du bortsch


Varduhi Yeritsyan est née en Arménie, patrie d’Aznavourian et de Khatchatourian.
Le premier raccourcit son nom pour devenir un chanteur célèbre en France.
Le second raccourcit son nom pour tenter d’imposer aux Etats-Unis un nouveau genre de sport/spectacle, le Khatch. Hélas, finalement convaincu que ses efforts seraient vains, il céda son idée à un patron de bistrot de Broadway contre une assiette de bortsch. Rentré au pays, il se consacra à l’écriture musicale pour oublier sa déception.

Petite, Varduhi rêvait de devenir Charles Aznavour. La nature en décida autrement… Elle se contente donc de chantonner ses œuvres sous la douche (ou dans sa baignoire) et de lui vouer une admiration sans borne.
Quant à Khatchatourian, elle interprète ses compositions avec toute la fougue et le bonheur d’exister de celle qui retrouve à travers les notes l’esprit et l’atmosphère du pays de son enfance.

Et, NON, elle ne raccourcira pas son nom : Varduhi YERITSYAN !


Le destin !!!
Sa famille


Son père est pianiste, sa mère est pianiste, son oncle est pianiste, son grand-père, moins habile de ses mains, est chirurgien :
bon sang ne saurait mentir, son avenir est tout tracé, elle sera couturière.
Hélas, à l’âge de seize ans, elle se pique au doigt avec une aiguille et sombre dans un profond sommeil … Euh, non, zut, faites excuse, ceci est une autre histoire …
Reprenons :
son avenir est tout tracé, elle sera pianiste.


Son enfance
Un génie se penche sur le berceau...


Varduhi naît en 19… (trois points de courtoisie, destinés à dissimuler un âge trop peu avancé pour être pris au sérieux, mettons plus de dix et moins de trente).
Pendant les quelques mois suivant sa naissance, ses parents inquiets pensent qu’elle s’essaye à devenir cantatrice (nocturne principalement). Heureusement son père a l’idée de génie de lui jouer du piano après le dîner, l’enfant s’endort avec un sourire extatique, le sommeil familial reprend ses droits.
Dès l’âge de cinq ans la petite Varduhi se hisse sur un tabouret et entreprend de faire ses gammes.
Un soir on frappe à la porte de l’humble chaumière : c’est Horowitz. En tournée dans le pays, il a entendu parler de la jeune prodige. Il l’écoute, ne dit rien et repart, décidé à se retirer dans un monastère (heureusement son agent réussira à l’en dissuader, d’autant qu’il lui restait deux ans de contrat au Carnegie'). Comment ça ce n’est pas vrai ? En tout cas personne ne peut prouver que c’est faux et ça fera super dans la bio officielle, coco.


Apprendre, apprendre...
Sa formation


Evidemment, Varduhi est une enfant très douée et elle adore le piano : passion, plaisir et travail, vous vous doutez du résultat :
Acceptée à l'École Spécialisée de musique Tchaikovski dès l’âge de 7 ans, elle en sort à 16 ans, premier prix à l’unanimité du jury (enfin sauf la prof de cor anglais dont elle avait repoussé les avances et le prof de géométrie à qui elle avait piqué un prétendant, ou l’inverse je ne sais plus). Elle entre alors au Conservatoire National Supérieur de Musique d'Erevan où elle étudie trois ans.

En 2002, coup de folie, elle décide de s’installer en France, suivant ainsi la voie tracée par Charles Aznavour, l’étoile de sa vie. Elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Brigitte Engerer.

Brigitte Engerer

Vous ne serez certes pas surpris d’apprendre qu’elle obtient son Diplôme National d'Etudes Supérieures Musicales en 2006. D’ailleurs Brigitte Engerer dira d’elle des choses si gentilles que j’ose à peine les répéter, on va encore penser que j’affabule. Vous insistez ? D’accord, mais en tout petit alors, Varduhi pourrait prendre la grosse tête :

"C'est une pianiste de grand talent, vraie musicienne dotée de grandes facilités techniques, d'une personnalité affirmée, brillante, talentueuse, intelligente..."

Evidemment elle a étudié avec d’autres grands professeurs et artistes, Emmanuel Mercier, Denis Pascal, Claire Désert, Ami Flammer, Michail Voskresenski, Victor Merjanov, Vladimir Krainev, Mstislav Rostropovitch, et j’en oublie.

Varduhi avec Rostropovitch

Bien qu’elle ne soit pas trop branchée concours et distinctions (c’est son côté rebelle, genre « je ne suis pas une bête de foire », « la musique avant tout », « l’art n’a pas besoin d’étiquette » et autres « quoi, répéter un samedi soir alors que Charles Aznavour passe à la télé ? »), elle en a quand même quelques-uns à son actif :
Concours d'Ile de France, Pierre Lantier, Jeunes Talents d'Erevan, lauréate de la Fondation Tarazzi et de la Fondation Nadia et Lili Boulanger …
Elle a même été nommée « Révélation Classique 2007 » de l'Adami, quand je vous le disais qu’elle a beaucoup de talent…

Histoire de bien prouver que "quand elle veut ...", Varduhi a remporté fin 2007 le concours "Avant-Scènes" du Conservatoire National de Musique de Paris : elle a donc eu l'honneur de jouer le concerto de Khatchatourian pour piano avec l'orchestre des Lauréats du Conservatoire à la Cité de la Musique, un grand moment que ne sont pas prêts d'oublier ceux qui ont eu le bonheur d'y assister !


Varduhi dans sa musique
Sa carrière

Ces dernières années Varduhi a parcouru toute l’Europe et au-delà pour jouer dans les plus grandes salles et faire profiter le public de sa fougue, de sa sensibilité et de son bonheur de jouer :
Théâtre Mogador, Salle Cortot, Centre Culturel Gulbenkian, Concertgebow d'Amsterdam, Théâtre de Den Haag aux Pays-Bas, Philharmonie Tchèque de Prague, Philharmonie Slovaque de Bratislava, Académie Sibelius à Helsinki, Théâtre Estonia de Tallin, Philharmonique Lituanienne de Vilnius, Philharmonie Lettonienne de Riga, Académie de Kronberg (Allemagne) …

Elle a également participé à de très nombreux festivals :
Flâneries Musicales de Reims, Festival d'Auvers-sur-Oise, Festival Pablo Casals de Prades, Gelderse Muziek Zomer (Pays-Bas), Festival d'Enghien les Bains, Annecy Festival-Estival Académie , Festival Schostakovitch, Festival du Touquet, Festival aux Chandelles de Sainte Marie aux Mines, Festival de la Roque d'Antheron (ensembles en résidence) ...


Et maintenant ?
Varduhi Yeritsyan


Vous l’avez manquée au Festival Pablo Casals de Prades, vous n’étiez pas à son concert au Festival Estival d'Annecy, elle vous aurait enchanté au Festival de la Roque d’Anthéron ?
Allez, ne vous inquiétez pas, vous aurez certainement le plaisir de l’entendre et le bonheur de la voir, elle ne s’arrêtera pas de sitôt, elle aime trop la musique et c’est un amour réciproque ...

Pour ses projets immédiats, allez à cette page, pour ses projets à moyen terme, je vous mets dans la confidence :

Les concertos pour piano et orchestre de Bach.
Rencontrer (enfin) Charles Aznavour.

Pour une biographie plus "traditionnelle" à destination des programmes, articles et autres présentations, vous pouvez télécharger ce document (format RTF) :
biographie de Varduhi